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La Grippe  
Proposé par andre le dimanche 02 novembre 2003

Vaccinations

Grippe


la vaccination est toujours d'actualité


EN PRATIQUE
Vous avez plus de 65 ans?
Votre caisse primaire a dû vous adresser un formulaire de prise en charge - si ce n'est pas le cas, demandez-le.
Le volet 1 concerne la prise en charge du vaccin;il est rempli par le médecin pour la preion et par le pharmacien pour la délivrance.
Le volet 2 concerne la preion de l'injection; il permet au médecin de prescrire l'injection par une infirmière;il doit être rempli par le médecin et complété par l'infirmière (l'injection est alors payante pour les 65 ans et plus).



La grippe est une des maladies les plus anciennes que l'on connaisse: elle a été décrite pour la première fois par Hippocrate en 412 av. Jésus-Christ. Bien qu'il s'agisse d'une affection courante, il ne faut pas la banaliser: sa mortalité est bien réelle. Un seul moyen de prévention efficace, la vaccination.
Comme tous les organismes vivants, le virus de la grippe a un matériel chromosomique spécifique. Or, celui-ci est sujet à des variations, souvent mineures (les glissements antigéniques), parfois majeures (les cassures antigéniques), responsables de la création de nouveaux virus contre lesquels nous ne sommes pas immunisés. Le vaccin ou la grippe de l'année précédente ne protègent pas contre ces nouvelles formes. Plus la mutation est importante, plus la mortalité risque d'être élevée.
Il existe deux grands types de virus de la grippe: ceux de type A et ceux de type B (le virus C, moins bien connu, est également moins pathogène). Il existe aussi deux modes d'épidémies: saisonnières, locales; et mondiales (ou pandémies). Les premières, provoquées par des variations mineures du matériel chromosomique du virus (glissement), sont à l'origine de la plupart des épidémies saisonnières. Les deuxièmes sont dues à une variation majeure (cassure), indépendante des saisons. Exceptionnelles, ces cassures - qui ne concernent que le virus A - s'accompagnent d'une forte mortalité due à l'absence totale d'immunité contre le nouveau virus. La pandémie de "grippe espagnole" de 1918-1920 a causé 20 millions de morts. Plus proche de nous, la pandémie de 1968 ("grippe de Hongkong") a été res­ponsable de 40000 morts en France. Actuellement, 3 souches grippales circulent dans le monde, 2 de sous-type A et 1 de sous-type B.

Une surveillance mondiale
Les virus de la grippe évoluent continuellement. Cette caractéristique, associée à l'existence de réservoirs du virus chez certains animaux*, a deux conséquences:
- la nécessité d'une surveillance constante à l'échelle mondiale des épidémies,
- la modification annuelle de la compo­sition du vaccin.
Le réseau international de surveillance de la grippe a été créé en 1948 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il s'appuie sur 110 Centres nationaux de référence de la grippe situés dans 83 pays différents (25 en Europe, 2 en France) et sur 4 Centres mondiaux de la grippe (CMG), situés en Australie (Melbourne), aux États­Unis (Atlanta), au lapon (Tokyo) et au Royaume-Uni (Londres). Les 110 laboratoires nationaux surveillent constamment l'activité grippale dans toutes les régions de la planète; en cas d'épidémie, des échantillons des virus responsables sont rapidement adressés aux 4 Centres mondiaux de la grippe, pour identification immédiate des souches et fabrication rapide des vaccins appropriés.

Un vaccin par hémisphère
Chaque année, en février et septembre, en fonction des résultats observés, les 4 centres proposent à l'OMS deux for­mules (l'une pour l'hémisphère Nord, l'autre pour l'hémisphère Sud) pour la composition du vaccin antigrippal de l'année suivante; l'OMS les adopte puis les communique aux fabricants. La composition du vaccin antigrippal repose donc sur la nature et la diffusion géographique mondiale des nouveaux virus grippaux et la capacité des anti­corps induits par la vaccination à reconnaître ces nouveaux virus.
Pour la saison 2002-2003 et l'hémi­sphère Nord, la composition recom­mandée est la suivante:
- une souche analogue à A/Moscow/10/99(H3N2) (inchangée par rapport à 2001/2002)
- une souche analogue à A/New Caledonia/20/99 (HIN1) (inchangée)
- une souche analogue à B/Hongkong/330/2001 (modifiée)


Des populations â risque
La grippe se transmet par les sécrétions respiratoires microscopiques émises lors d'éternuements ou de toux. Ses symptômes : une forte fièvre, souvent associée à une toux, une angine, une rhinopharyngite, des maux de tête, des douleurs musculaires et une grande fatigue. Si la guérison est le plus souvent complète en 1 à 2 semaines, des complications plus graves comme la pneumonie peuvent malheureusement survenir. Ces dernières touchent surtout des populations dites "à risque": les enfants (notamment ceux qui sont atteints de maladie cardiaque chronique, de mucoviscidose ou qui font des otites à répétition), les personnes âgées, et toutes les personnes souffrant déjà d'une pathologie chronique insuffisants cardiaques et respiratoires, diabétiques, immunodéprimés, asthmatiques... Contrairement à une idée très répandue, l'asthme n'est pas une contre-indication à la vaccination, mais au contraire diminue les risques de complications liés à la combinaison asthme-grippe.


Un coût économique non négligeable
Par la fatigue et donc le nombre global de journées d'arrêt maladie qu'elle occasionne, la grippe a un coût écono­mique non négligeable: en France, pendant l'hiver 2001/2002, l'épidémie a touché près de 7,5 millions de per­sonnes* , surtout des enfants et des adultes jeunes (populations peu vacci­nées). Le coût direct moyen d'un cas de grippe a varié de 28 à 68 euros; 78 % des adultes actifs ont bénéficié d'un arrêt de travail de 1 à 17 jours, avec une moyenne de 4,7 jours - les arrêts de travail le plus fréquemment prescrits avaient une durée de 5 jours.


Une seule solution : la vaccination
La vaccination reste donc la meilleure prévention contre ce virus potentielle­ment mortel. En France, le vaccin est gratuit pour toutes les personnes âgées de 65 ans et plus; il l'est également pour tous ceux qui souffrent de certaines affections longue durée (insuffisance cardiaque ou respiratoire, diabète, immunodépression, néphropathies,mucoviscidose...). Comme nous l'avons vu, elle est aussi préconisée chez les enfants déjà atteints d'autres maladies, mais aussi, à cause des risques de contagion, chez les enfants en collectivité (crèche; internat). Elle est fortement recommandée à tous les acteurs de santé pour les protéger (ils sont très exposés) et pour lutter contre la transmission des germes. Les variations antigéniques et le renouvellement annuel de la composition du vaccin expliquent qu'elle doive être refaite chaque année - le vaccin 2002/2003 est disponible en pharmacie depuis le 23 septembre.
Il n'y a aucun risque de contracter la grippe à cause de la vaccination: les vaccins français sont "inactivés", c'est-à­dire constitués de particules non infectantes. Les vaccins antigrippaux sont par ailleurs généralement bien tolérés. Une légère réaction locale peut se produire mais elle se dissipe très rapidement - seule exception, rarissime, l'intolérance pour les allergiques aux protéines de l'œuf. La vaccination est bien le seul geste de prévention... sans oublier, enfin, que se protéger, c'est aussi diminuer les risques de transmission et donc protéger les autres.
 Dr Eva Gulesser "bien être et Santé"
* Les virus ayant provoqué les grandes pandémies pro­venaient initialement d'animaux (porc en 1918, oiseaux en 1957 et 1968). Plus récemment, c'est la grippe "du poulet" qui a touché Hongkong en 1997. Des vaccins spécifiques contre ces formes de grippe porcine et aviaire sont en cours de développement.
** Enquête GEIG/Open Rome.


EN PRATIQUE
Vous avez plus de 65 ans?
Votre caisse primaire a dû vous adresser un formulaire de prise en charge - si ce n'est pas le cas, demandez-le.
Le volet 1 concerne la prise en charge du vaccin;il est rempli par le médecin pour la preion et par le pharmacien pour la délivrance.
Le volet 2 concerne la preion de l'injection; il permet au médecin de prescrire l'injection par une infirmière;il doit être rempli par le médecin et complété par l'infirmière (l'injection est alors payante pour les 65 ans et plus).


DES TRAITEMENTS SPÉCIFIQUES
Les antiviraux ont leur place dans la lutte contre la grippe en complément de la vaccination, surtout si l'immunité est insuffisante: défaut ou retard de vaccination (il faut 15 jours pour que le vaccin protège efficacement), inadéquation du vaccin recommandé par l'OMS, pandémie en attendant la disponibilité du vaccin adapté... Ils doivent répondre à certains impératifs: être spécifiques, non toxiques et avoir une action rapide et d'emblée très efficace vis-à-vis des différents types A ou B de virus circulants ou pouvant apparaître. Ils sont délivrés sur preion et ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale.

La Grippe

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